Coronavirus : Pourquoi les fumeurs ont moins de risque ?

Coronavirus cigarette

Plusieurs études publiées récemment ont montré que les fumeurs étaient moins touchés par le SARS-CoV2 que les personnes qui ne fument pas. Dans plusieurs pays, des chercheurs ont constaté la faible proportion de fumeurs parmi les personnes infectées par le coronavirus. En France, sur quelque 11 000 patients hospitalisés pour cause de Covid-19, début avril, 8,5% étaient des fumeurs, selon des données d’une étude réalisée par des chercheurs de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris et de l’institut pasteur citée par Le Monde. Le taux de fumeurs quotidiens en France s’élève pourtant à 25,4%, selon Santé publique France. Même si ce ne sont que des résultats préliminaires, les chercheurs sont en train de se demander si l’effet protecteur de la cigarette pourrait être médié par la nicotine et si la nicotine pourrait empêcher l’entrée du virus dans la cellule.

Et si la nicotine avait tout simplement un rôle dans l’inflammation ?

Je pense personnellement que la nicotine fait baisser la tempête inflammatoire, responsable de la plupart des complications et décès, en agissant sur le nerf vague par l’intermédiaire des récepteurs nicotiniques à l’acétylcholine. En effet la cigarette à faible dose à un effet relaxant en stimulant le système parasympathique. La nicotine se fixe sur les récepteurs à l’acétylcholine et mimique les effets de l’acétylcholine en stimulant le nerf vague et le système parasympathique.

Le rôle du nerf vague dans l’inflammation

Les agents pathogènes ainsi que le stress physique et d’autres formes de lésions activent la réponse inflammatoire, un phénomène physiologique nécessaire à l’élimination des microbes et à la réparation tissulaire. Cependant, si la réponse inflammatoire est déséquilibrée ou excessive ou non résolue, cela peut déclencher une maladie chronique ou pire une tempête cytokinique qui peut être responsable d’un syndrome respiratoire aigu, un choc septique ou anaphylactique, et une défaillance multiviscérale. Le nerf vague, en plus de son rôle dans sa fonction classiquement assignée de contrôler la fréquence cardiaque, la sécrétion d’hormone, le péristaltisme gastro-intestinal et la digestion, peut également être impliqué dans le contrôle des réponses immunitaires. Les expériences initiales pour montrer le rôle du nerf vague dans la régulation de la réponse immunitaire innée ont été réalisées dans un modèle d’infection septique expérimental chez le rat. Kevin Tracey et son équipe1 ont montré que la dissection chirurgicale du nerf vague augmentait la production de cytokines pro-inflammatoires et le développement du choc septique, alors que la stimulation électrique du nerf vague efférent a empêché une inflammation systémique et a permis une diminution de la létalité. Cette étude révèle que l’activité du nerf vague exerce un potentiel immunomodulateur assez puissant.

Quel est le lien entre le nerf vague et la nicotine ?

Le nerf vague émet des signaux en libérant de l’acétylcholine, son principal neurotransmetteur, à ses terminaisons nerveuses périphériques. L’acétylcholine active les récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine (nAChR)2. Les cellules immunitaires qui se sont révélées particulièrement sensibles à la modulation par l’activité du nerf vague sont les macrophages. Les macrophages expriment des récepteurs nicotiniques à l’acétylcholine et répondent avec force à l’acétylcholine3 mais aussi à la nicotine. Des études ont en effet montré que l’acétylcholine diminue de manière dose-dépendante la production de cytokines pro-inflammatoires (TNFα, d’IL-1β, d’IL-6 et d’IL-18) par les macrophages humains stimulés in vitro par des endotoxines1. De plus, des études in vivo ont aussi montré cet effet de modulation de la sécrétion pro-inflammatoire des macrophages, et cela dans plusieurs modèles expérimentaux d’inflammation. Par la suite, dans plusieurs études, il a été démontré que l’activation du nerf vague a amélioré la maladie chez les modèles animaux de lésions d’ischémie-reperfusion4, chocs hémorragiques5, pancréatites6, péritonites7 et de colite induite8. Dans plusieurs modèles expérimentaux de septicémie, d’ischémie myocardique et de pancréatite, tous caractérisés par une réaction immunitaire excessive, une stimulation du nerf vague était suffisante pour bloquer l’activité des cytokines9,10.

La voie cholinergique anti-inflammatoire

Le système vagal peut être considéré comme un circuit de contrôle inflammatoire du statut inflammatoire en périphérie11. Si ce système chez les animaux est détruit, ils sont plus sensibles au choc endotoxémique12.

Même s’il n’est pas clair comment l’acétylcholine libérée par le nerf vague peut directement interagir avec les cellules immunitaires in vivo, il est plausible que différents types de cellules immunitaires soient sensibles à l’acétylcholine car plusieurs cellules immunitaires expriment divers sous-types de récepteurs à l’acétylcholine. C’est le cas des macrophages qui répondent très bien à l’acétylcholine et à la nicotine. Dans les macrophages, la nicotine est aussi efficace que l’acétylcholine dans l’inhibition de la production de cytokines pro-inflammatoires.

Kevin Tracey a appelé cette voie de régulation de l’inflammation, la voie cholinergique anti-inflammatoire « cholinergic anti-inflammatory pathway ». Cette voie pourrait être stimulée chez les fumeurs ce qui diminue l’inflammation au niveau pulmonaire et le risque de faire un syndrome respiratoire aigu ou des formes graves du COVID-19.

La majorité des personnes décédées du coronavirus souffrait d’hypertension, de diabète et de maladies cardiovasculaires

Une étude (https://www.epicentro.iss.it/coronavirus/sars-cov-2-decessi-italia) réalisée en Italie sur 6801 patients décédés du coronavirus a montré que 98% (n=710) des personnes décédées avait au moins une comorbidité. 73% des personnes avaient de l’hypertension et 31,3 % avaient du diabète.

Comorbidités les plus communes chez les patients décédés du coronavirus

Figure 2 : Comorbidités les plus communes chez les patients décédés du coronavirus.

On observe aussi une réduction du fonctionnement du nerf vague chez les patients à risque de développer des formes graves du COVID-19

La réduction du fonctionnement du nerf vague est associée au développement de nombreuses affections retrouvées chez les patients à risque dans l’épidémie de COVID-19. En effet une dysfonction du système nerveux autonome a été montrée dans le diabète1330, les maladies cardiovasculaires1331,  l’obésité1332 et l’hypertension1333. Le fonctionnement du nerf vague diminue avec l’âge, atteignant, chez certaines personnes de plus de 65 ans, des niveaux qui sont un facteur de risque de mortalité1335.

La bonne nouvelle c’est que …

Il est évident que ce n’est pas une bonne excuse pour se remettre à fumer ou commencer à fumer car la cigarette est associée à un risque augmenté de développer de nombreuses maladies, 21 maladies chroniques selon le conseil quebécois de la santé et du tabac: cancers, maladies cardiovasculaires, certaines infections, AVC, cataracte, maladies pulmonaires obstructives, etc.

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que rien n’est perdu et qu’il existe de nombreuses façons d’améliorer le fonctionnement de notre nerf vague.

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Introduction

Le syndrome ASIA, pour Autoimmune/Inflammatory Syndrome Induced by Adjuvants, désigne un ensemble de manifestations cliniques attribuées à une exposition à certaines substances capables de stimuler le système immunitaire, appelées adjuvants. Wikipédia

L’idée centrale est qu’un adjuvant peut, chez des personnes prédisposées, déclencher ou entretenir une réponse immunitaire anormale, avec des symptômes inflammatoires, auto-immuns ou dysautonomiques. Le concept a été proposé pour regrouper plusieurs tableaux cliniques partiellement similaires, notamment la myofasciite à macrophages, le syndrome de la guerre du Golfe, certaines réactions post-vaccinales et des manifestations liées aux implants en silicone.

Cependant, le syndrome ASIA reste un sujet sensible. D’un côté, plusieurs auteurs considèrent qu’il fournit un cadre utile pour décrire certains syndromes inflammatoires complexes liés à des expositions environnementales ou médicales. De l’autre, ses critères diagnostiques sont jugés insuffisamment validés et son statut nosologique reste discuté. Une revue publiée en 2024 souligne d’ailleurs l’expansion rapide des travaux sur ASIA, sans pour autant lever les incertitudes sur la causalité et l’hétérogénéité des cas rapportés.

Qu’est-ce que le syndrome ASIA ?

Le terme ASIA a été proposé en 2011 par Yehuda Shoenfeld et ses collaborateurs pour décrire un syndrome associant des symptômes communs apparaissant après exposition à un adjuvant immunologique. Pubmed

L’hypothèse repose sur l’idée que certaines substances, bien qu’utiles pour renforcer une réponse immunitaire, peuvent aussi agir comme déclencheurs d’une inflammation persistante chez des sujets vulnérables. Les adjuvants évoqués sont variés : sels d’aluminium, silicone, certains matériaux implantables, mais aussi des composés utilisés dans des dispositifs médicaux.

Dans la littérature, ASIA est généralement présenté comme un syndrome englobant plusieurs entités cliniques : la myofasciite à macrophages, le syndrome de la guerre du Golfe, la siliconose et certaines réactions post-vaccinales. L’objectif n’est pas de dire que ces maladies sont identiques, mais qu’elles pourraient partager des mécanismes immunologiques ou inflammatoires proches. C’est précisément cette proposition qui suscite l’intérêt scientifique, mais aussi une partie des controverses. Pour des vaccins sans aluminium

Quels adjuvants sont en cause ?

Les adjuvants sont des substances destinées à renforcer la réponse immunitaire. En vaccination, ils améliorent l’immunogénicité d’un antigène et permettent souvent une protection plus durable. Dans le cadre du syndrome ASIA, le débat porte sur le fait que certaines de ces substances pourraient, dans des conditions particulières, provoquer une activation immunitaire excessive ou prolongée.

Les substances les plus souvent évoquées sont les sels d’aluminium, certains biomatériaux, les implants en silicone et plus récemment d’autres dispositifs médicaux contenant des matériaux pro-inflammatoires. La revue publiée dans autoimmune Reviex en décembre 2024 cite aussi de nouveaux adjuvants ou matériaux suspectés dans des syndromes de type ASIA, notamment certaines prothèses, implants ou maillages utilisés en chirurgie. Pubmed.

Quels symptômes sont décrits ?

Les manifestations rapportées dans le syndrome ASIA sont très polymorphes. Elles incluent classiquement une fatigue chronique, des douleurs musculaires, des arthralgies, une faiblesse musculaire, des troubles du sommeil, des symptômes neurologiques, une sécheresse buccale, des troubles cognitifs et parfois une fièvre prolongée. Ces symptômes sont assez généraux, ce qui rend le diagnostic délicat et expose au risque de confusion avec d’autres maladies inflammatoires, endocriniennes, psychiatriques ou fonctionnelles.wikipedia

La revue de 2023 insiste également sur des éléments plus récents, comme la dysautonomie et la neuropathie des petites fibres, ainsi que des auto-anticorps atypiques dirigés contre des récepteurs couplés aux protéines G. Ces observations ont conduit les auteurs à proposer que ces anomalies pourraient faire partie du spectre ASIA chez certains patients.cris.maastrichtuniversity

Quels mécanismes sont proposés ?

Sur le plan mécanistique, ASIA repose sur une hypothèse d’activation immunitaire inappropriée. L’adjuvant pourrait activer l’immunité innée, favoriser une production prolongée de cytokines inflammatoires, entretenir le recrutement de macrophages et amplifier la réponse adaptative. Chez les individus prédisposés, cette stimulation pourrait favoriser la perte de tolérance au soi et l’apparition de phénomènes auto-immuns.

Les auteurs évoquent aussi des mécanismes de persistance locale du matériel implanté, d’inflammation chronique de faible intensité et de réponse tissulaire prolongée. Dans le cas des implants mammaires en silicone, des études récentes montrent une activation immunitaire locale mesurable, même lorsque l’implant paraît intact, avec des signatures génétiques évoquant des voies associées à des maladies auto-immunes. Les implants en Silicone induisent une réponse immunitaire et inflammatoire au contact de la prothèse même quand celle-ci ne fuit pas. Science Direct

symptômes et mécanismes ASIA

Que disent les publications récentes ?

La revue publiée en 2023 propose une mise à jour du concept ASIA et suggère que le champ de recherche doit s’élargir à de nouveaux adjuvants, à de nouvelles formes cliniques et à des marqueurs biologiques plus précis. Elle souligne aussi que la dysautonomie, les auto-anticorps non classiques et la neuropathie des petites fibres pourraient enrichir les critères de définition du syndrome.cris.maastrichtuniversity

L’analyse bibliométrique publiée fin 2024 montre que les publications sur ASIA augmentent nettement, avec des collaborations internationales en croissance et un intérêt marqué pour les mécanismes immunologiques impliqués. Cette dynamique scientifique témoigne d’un vrai sujet de recherche, mais elle ne résout pas la question centrale : celle de la validité clinique et nosologique du syndrome en tant qu’entité indépendante.pubmed.ncbi.nlm.nih

Quelle est la place des vaccins ?

C’est probablement l’un des points les plus sensibles. Le concept ASIA a été utilisé dans certains travaux pour discuter de réactions post-vaccinales, notamment après les vaccins contenant des adjuvants. Mais il faut être très prudent : le fait qu’un symptôme apparaisse après une vaccination ne prouve pas automatiquement un lien causal. Les revues récentes insistent davantage sur l’hypothèse d’une susceptibilité individuelle que sur une causalité générale applicable à tous les vaccinés.

Il est également important de distinguer le débat scientifique sur ASIA de l’évaluation globale du rapport bénéfice-risque des vaccins. Les vaccins restent des outils majeurs de santé publique, et le concept ASIA ne remet pas en cause leur utilité générale. Il tente plutôt de décrire un petit sous-groupe de situations cliniques potentiellement liées à une réponse immunitaire excessive chez certains patients.

Le cas des implants en silicone

Les implants en silicone sont très souvent cités dans les discussions sur ASIA. Les données récentes suggèrent qu’ils peuvent induire une activation locale du système immunitaire, avec inflammation chronique et expression de gènes associés à des voies auto-immunes. Une étude de 2025 rapporte, dans les tissus péri-prothétiques, une réponse immunogène et l’expression de marqueurs liés à plusieurs maladies auto-immunes, surtout lorsque l’exposition au silicone est importante ou que l’implant est rompu. Science Direct

Une émission a été réalisé sur le sujet des implants en silicone et des implants en général par la chaine suisse RTS.

Cela ne signifie pas pour autant qu’un implant provoque systématiquement une maladie auto-immune. L’enjeu est d’identifier les patients qui développent une réaction excessive et de comprendre pourquoi certains individus tolèrent parfaitement ces matériaux alors que d’autres développent des symptômes. ANSM

Pourquoi le sujet reste controversé ?

Le principal problème du syndrome ASIA est le manque de critères diagnostiques totalement validés et de biomarqueurs spécifiques. Beaucoup de symptômes décrits sont non spécifiques et peuvent être retrouvés dans de nombreuses maladies. Cela rend la preuve d’un lien causal difficile, surtout quand les études sont de petite taille, rétrospectives ou basées sur des séries de cas.

En pratique, une partie de la communauté médicale considère ASIA comme un concept utile pour stimuler la recherche, tandis qu’une autre reste prudente et préfère parler de réactions inflammatoires ou auto-immunes associées à certains adjuvants sans reconnaître un syndrome unifié. La position la plus rigoureuse consiste donc à admettre qu’il existe un signal clinique et expérimental, mais que ce signal ne suffit pas encore à faire du syndrome ASIA un diagnostic largement consensuel.

Conclusion

La maladie auto-immune/inflammatoire induite par les adjuvants, ou syndrome ASIA, est un concept intéressant qui tente de relier certaines réactions inflammatoires ou auto-immunes à l’exposition à des substances adjuvantes. Les publications de 2023 et 2024 montrent que la recherche progresse, notamment autour des mécanismes immunologiques, des nouveaux matériaux impliqués et de possibles biomarqueurs comme la dysautonomie ou les auto-anticorps atypiques.

Mais il faut rester prudent. Les preuves restent incomplètes, les critères diagnostiques sont discutés, et la plupart des symptômes décrits ne sont pas spécifiques. Aujourd’hui, ASIA doit être considéré comme un cadre de réflexion utile pour la recherche et l’évaluation clinique de certains patients, plutôt que comme une entité diagnostique définitivement établie.

Points clés à retenir

  • ASIA signifie Autoimmune/Inflammatory Syndrome Induced by Adjuvants.
  • Le concept regroupe plusieurs tableaux cliniques supposément déclenchés par des adjuvants comme l’aluminium, le silicone ou certains matériaux implantables.
  • Les symptômes sont surtout la fatigue, les douleurs musculaires et articulaires, les troubles du sommeil, les manifestations neurologiques et la dysautonomie.
  • Les mécanismes proposés reposent sur une activation immunitaire innée et adaptative, avec perte de tolérance et inflammation persistante.
  • Des données récentes montrent une activation immunitaire locale autour des implants en silicone, mais sans preuve d’un syndrome unique et universel.
  • Le syndrome ASIA reste controversé et n’est pas un diagnostic unanimement reconnu.

Pour en savoir plus sur les méthodes anti-inflammatoires, je vous invite à lire les livres numériques suivants :

alimentation anti-inflammatoire
Prenez soin de vous en stimulant votre nerf vague
Les infections des voies respiratoires : grippe, rhume, coronavirus. Comment renforcer votre immunité ?

Sources

  1. Borovikova, L. V. et al. Vagus nerve stimulation attenuates the systemic inflammatory response to endotoxin. Nature 405, 458–462 (2000).
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  3. de Jonge, W. J. et al. Stimulation of the vagus nerve attenuates macrophage activation by activating the Jak2-STAT3 signaling pathway. Nat. Immunol. 6, 844–851 (2005).
  4. Bernik, T. R. et al. Cholinergic antiinflammatory pathway inhibition of tumor necrosis factor during ischemia reperfusion. J. Vasc. Surg. 36, 1231–1236 (2002).
  5. Guarini, S. et al. Efferent vagal fibre stimulation blunts nuclear factor-kappaB activation and protects against hypovolemic hemorrhagic shock. Circulation 107, 1189–1194 (2003).
  6. van Westerloo, D. J. et al. The vagus nerve and nicotinic receptors modulate experimental pancreatitis severity in mice. Gastroenterology 130, 1822–1830 (2006).
  7. van Westerloo, D. J. et al. The cholinergic anti-inflammatory pathway regulates the host response during septic peritonitis. J. Infect. Dis. 191, 2138–2148 (2005).
  8. Ghia, J. E., Blennerhassett, P., Kumar-Ondiveeran, H., Verdu, E. F. & Collins, S. M. The vagus nerve: a tonic inhibitory influence associated with inflammatory bowel disease in a murine model. Gastroenterology 131, 1122–1130 (2006).
  9. De Ferrari, G. M. & Schwartz, P. J. Vagus nerve stimulation: from pre-clinical to clinical application: challenges and future directions. Heart Fail. Rev. 16, 195–203 (2011).
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A propos de l’auteur

Karine Bernard, phD

Naturopathe, formatrice, conférencière et docteur en sciences (spécialité immunologie), je suis la fondatrice de la méthode ISIS “Solutions en immunomodulation intégrative et systémique”. Je suis également à l’origine du site  immunonaturo.com, un blog dédié à la santé et au bien-être qui fait la part belle à votre système immunitaire.